Boris Vian, le touche à tout

De Boris Vian, le prince de Saint Germain et le seigneur de la Butte, là où il avait élu domicile à proximité de son compère Prévert, le grand public connaît peu de choses. Une chanson d’abord, « Le déserteur » un livre ensuite, « J’irai cracher sur vos tombes », l’une et l’autre censurés par le pouvoir de l’époque.

 

 

BorisLa dernière livraison de la revue Europe, consacrée à Boris Vian, permet de rendre justice à ce « touche à tout » des lettres et à cet homme-orchestre : ingénieur et trompettiste, chansonnier et pataphysicien, traducteur et auteur de romans noirs, chroniqueur à Jazz-Hot comme aux Temps Modernes, introducteur du jazz et de la littérature de science-fiction en France ! Cinquante ans après sa mort, en juin 1959 lors d’une projection privée du film tiré de son sulfureux roman, son talent se révèle à sa juste dimension. L’auteur de « L’écume des jours » n’a que 26 ans lorsqu’il publie son premier livre, d’autres suivront sous son vrai nom ou sous le pseudonyme de Vernon Sullivan.

Une œuvre « colossale » quoique disparate, un auteur adulé par les jeunes générations mais toujours suspect pour les universitaires patentés : pourquoi ? telle est l’une des questions que soulève ce numéro, rappelant pourtant à bon escient que Vian est à considérer comme un précurseur. Du côté du surréalisme et du nouveau roman, excusez du peu… Yonnel Liégeois

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Classé dans Littérature, Passage en revues

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